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Chaque hiver, la même question revient.
Comment éviter de tomber malade ?
Comment renforcer son immunité naturellement ?
Existe-t-il des compléments alimentaires capables d’aider l’organisme à mieux se défendre ?
Ces interrogations n’ont jamais été aussi fréquentes.
Pourtant, malgré l’intérêt croissant pour le système immunitaire, de nombreuses idées reçues persistent.
L’immunité n’est pas un muscle que l’on peut simplement « booster ».
Il ne s’agit pas non plus d’un interrupteur que l’on peut activer à volonté.
Le système immunitaire est un réseau extrêmement sophistiqué composé de cellules, de tissus, d’organes et de molécules qui collaborent en permanence pour protéger l’organisme.
Son rôle est fondamental.
Chaque jour, il nous protège contre :
Lorsqu’il fonctionne correctement, nous n’en avons généralement pas conscience.
Mais lorsqu’il devient moins efficace, les conséquences peuvent rapidement apparaître :
La bonne nouvelle est que plusieurs facteurs influencent directement l’efficacité de nos défenses naturelles.
Parmi eux :
C’est précisément là que certains compléments alimentaires peuvent trouver leur intérêt.
La réponse mérite d’être nuancée.
Le terme « renforcer » est souvent utilisé de manière excessive.
L’objectif n’est pas d’avoir un système immunitaire plus agressif.
Un système immunitaire excessivement activé peut lui aussi devenir problématique.
L’objectif est plutôt de favoriser un fonctionnement immunitaire équilibré.
Autrement dit :
Cette notion d’équilibre est aujourd’hui au cœur des approches modernes d’immunologie [1].
Le système immunitaire repose sur deux grands niveaux de défense.
L’immunité innée constitue la première ligne de protection.
Elle agit rapidement face à un agent pathogène.
Elle mobilise notamment :
L’immunité adaptative intervient ensuite.
Elle repose principalement sur :
Cette seconde ligne de défense possède une caractéristique remarquable :
la mémoire immunitaire.
C’est elle qui permet à l’organisme de réagir plus efficacement lors d’une nouvelle exposition à un agent infectieux [2].
La réponse ne dépend pas uniquement des microbes.
Elle dépend également de notre terrain biologique.
De nombreux facteurs peuvent réduire l’efficacité des défenses naturelles :
Lorsque plusieurs de ces facteurs s’accumulent, le système immunitaire peut devenir moins performant.
La fréquence des infections tend alors à augmenter.
Parmi toutes les découvertes réalisées ces dernières années, aucune n’a probablement autant transformé notre compréhension de l’immunité que celle du microbiote intestinal.
Pendant longtemps, le microbiote a été considéré comme un simple acteur digestif.
Aujourd’hui, les chercheurs savent qu’il joue un rôle central dans la régulation immunitaire.
Plus de 70 % des cellules immunitaires de l’organisme sont localisées au niveau du tube digestif [3].
Cette proximité n’est pas un hasard.
Le microbiote participe notamment :
Lorsque le microbiote est diversifié et équilibré, les défenses naturelles fonctionnent généralement de manière plus efficace.
À l’inverse, une dysbiose intestinale peut perturber plusieurs mécanismes immunitaires essentiels [4].
L’intestin représente la plus grande surface d’échange entre notre organisme et le monde extérieur.
Chaque jour, il est exposé :
Pour faire face à cette exposition permanente, l’organisme a développé un système immunitaire intestinal extrêmement sophistiqué.
Cette structure joue un rôle majeur dans :
Lorsque cet équilibre est perturbé, les conséquences peuvent dépasser largement la sphère digestive.
Les chercheurs observent aujourd’hui des liens étroits entre microbiote, inflammation chronique, immunité et santé globale [5].
Parmi tous les micronutriments étudiés dans le domaine de l’immunité, la vitamine D occupe une place particulière.
Longtemps associée exclusivement à la santé osseuse, elle est aujourd’hui reconnue comme un régulateur essentiel de nombreuses fonctions immunitaires.
Les récepteurs de la vitamine D sont présents sur de nombreuses cellules impliquées dans les défenses naturelles :
Cette observation a profondément modifié notre compréhension de son rôle biologique [6].
Les recherches montrent qu’un statut insuffisant en vitamine D est fréquemment associé à une moins bonne réponse immunitaire et à une susceptibilité accrue à certaines infections [7].
Or, les déficits sont particulièrement fréquents dans les pays occidentaux.
L’exposition insuffisante au soleil, le mode de vie intérieur et le vieillissement contribuent largement à cette situation.
Le zinc participe à plusieurs centaines de réactions enzymatiques dans l’organisme.
Son rôle dans le fonctionnement immunitaire est particulièrement important.
Il intervient notamment dans :
Une carence en zinc peut entraîner une diminution de certaines fonctions immunitaires et augmenter la vulnérabilité face aux infections.
Même lorsqu’elle est modérée, cette insuffisance peut influencer l’efficacité des défenses naturelles.
Le sélénium est un oligoélément essentiel impliqué dans plusieurs mécanismes de protection cellulaire.
Il contribue notamment :
Les chercheurs s’intéressent depuis plusieurs années à son rôle dans la réponse immunitaire et dans la résistance de l’organisme face aux agressions extérieures.
Comme pour le zinc, des apports insuffisants peuvent compromettre certaines fonctions immunitaires.
L’inflammation est indispensable à la défense de l’organisme.
Sans elle, aucune réponse immunitaire efficace ne serait possible.
Le problème apparaît lorsque l’inflammation devient chronique.
Les chercheurs utilisent aujourd’hui le terme d’inflammation de bas grade pour désigner une activation discrète mais persistante du système immunitaire.
Cette situation est influencée par plusieurs facteurs :
Cette inflammation permanente mobilise une partie des ressources immunitaires et peut contribuer à un fonctionnement moins efficace des défenses naturelles [10].
Maintenir un niveau d’inflammation équilibré constitue donc un élément majeur de la santé immunitaire.
Oui.
Le lien entre stress et immunité est aujourd’hui largement documenté.
Lorsque nous sommes confrontés à un stress aigu, l’organisme active plusieurs mécanismes d’adaptation destinés à favoriser la survie.
Cette réponse est normale.
Le problème apparaît lorsque cette activation devient permanente.
Dans ce contexte, l’organisme produit davantage de cortisol sur de longues périodes.
Cette situation peut progressivement modifier certaines fonctions immunitaires et réduire l’efficacité de certaines réponses de défense [11].
C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles les périodes de surcharge mentale s’accompagnent souvent d’une augmentation de la fréquence des infections.
Le sommeil n’est pas une simple période de repos.
C’est une phase biologique active durant laquelle de nombreux processus de réparation et de régulation se mettent en place.
Pendant le sommeil :
Plusieurs études montrent qu’un manque chronique de sommeil est associé à une diminution de certaines fonctions immunitaires et à un risque accru d’infections [12].
Cette observation souligne à quel point l’immunité dépend de l’équilibre global de l’organisme.
Avec l’âge, le système immunitaire évolue progressivement.
Les chercheurs parlent parfois d’immunosénescence pour décrire ce phénomène.
Cette évolution s’accompagne notamment :
Ces changements contribuent à expliquer pourquoi certaines infections deviennent plus fréquentes ou plus sévères au fil des années [13].
Maintenir un microbiote équilibré, une alimentation adaptée et des apports suffisants en micronutriments apparaît aujourd’hui comme un levier important pour soutenir la santé immunitaire tout au long de la vie.
L’une des plus grandes évolutions de la recherche moderne est d’avoir démontré que le système immunitaire ne fonctionne jamais de manière isolée.
Il est en interaction permanente avec :
Cette vision globale explique pourquoi les approches les plus efficaces ne reposent jamais sur un seul nutriment.
Elles cherchent au contraire à soutenir l’ensemble des mécanismes biologiques qui participent à la résilience immunitaire.
Au cours des dernières années, les probiotiques sont devenus l’un des domaines les plus étudiés de la recherche en immunologie.
Cette évolution n’est pas surprenante.
Comme nous l’avons vu précédemment, plus de 70 % des cellules immunitaires de l’organisme sont localisées au niveau du tube digestif [3].
Le microbiote intestinal participe en permanence à l’éducation et à la régulation du système immunitaire.
Lorsqu’il est équilibré, il contribue notamment :
À l’inverse, une dysbiose intestinale peut altérer plusieurs mécanismes impliqués dans les défenses naturelles [4].
Cette réalité explique pourquoi les probiotiques suscitent aujourd’hui un intérêt croissant dans le domaine de la santé immunitaire.
Non.
C’est un point essentiel.
Le terme « probiotiques » regroupe des milliers de micro-organismes différents.
Chaque souche possède ses propres caractéristiques biologiques.
Certaines sont principalement étudiées pour leurs effets digestifs.
D’autres pour leur influence sur l’inflammation.
D’autres encore pour leur impact potentiel sur les défenses immunitaires.
Les bénéfices observés dans les études dépendent donc fortement :
C’est pourquoi la sélection des souches constitue un élément déterminant dans toute approche fondée sur le microbiote.
La recherche actuelle met en évidence plusieurs catégories d’actifs particulièrement intéressantes pour soutenir les défenses naturelles :
Leur intérêt repose moins sur une stimulation excessive du système immunitaire que sur leur capacité à favoriser son fonctionnement optimal.
Cette nuance est importante.
L’objectif n’est pas de « booster » l’immunité.
L’objectif est de soutenir son équilibre.
Aucun complément alimentaire ne peut compenser durablement :
Les fondations de l’immunité reposent avant tout sur :
Les compléments alimentaires interviennent ensuite comme un soutien complémentaire lorsqu’un besoin spécifique est identifié.
Dans l’approche Cellular Nutrition® développée par le Dr. Espinasse, l’immunité est envisagée comme le résultat d’un équilibre global impliquant le microbiote, l’inflammation, le statut nutritionnel et les mécanismes de défense cellulaire.
Le protocole IMMUN a été formulé afin d’agir sur plusieurs de ces mécanismes complémentaires.
Sa formulation associe notamment :
L’objectif est d’accompagner le fonctionnement physiologique du système immunitaire tout en contribuant à maintenir un environnement favorable à son équilibre.
Aujourd’hui, il est impossible de parler d’immunité sans parler du microbiote.
Comme nous l’avons vu, l’intestin constitue l’un des principaux centres de régulation immunitaire de l’organisme.
C’est précisément pour cette raison que le soutien du microbiote représente souvent une stratégie complémentaire pertinente.
Le protocole FLORA associe :
Cette approche vise à soutenir simultanément :
Dans une approche moderne de l’immunité, santé digestive et santé immunitaire apparaissent aujourd’hui comme indissociables.
Le système immunitaire est infiniment plus complexe qu’on ne l’imaginait il y a encore quelques années.
Les recherches récentes montrent qu’il dépend d’une interaction permanente entre :
Cette vision moderne permet de dépasser l’idée simpliste d’un système immunitaire qu’il suffirait de « booster ».
L’objectif est plutôt de créer les conditions permettant à l’organisme de fonctionner de manière optimale.
Lorsqu’ils sont intégrés dans une approche globale, certains compléments alimentaires peuvent contribuer à soutenir les mécanismes physiologiques impliqués dans les défenses naturelles.
Aujourd’hui, la santé immunitaire ne se résume plus à éviter les infections.
Elle constitue l’un des piliers fondamentaux de la santé globale, de la résilience métabolique et du vieillissement en bonne santé.
Les actifs les plus étudiés incluent notamment la vitamine D, le zinc, le sélénium et certaines souches probiotiques. Leur intérêt dépend du contexte individuel et des besoins de chacun.
Certaines souches probiotiques ont montré des effets bénéfiques sur plusieurs mécanismes impliqués dans la régulation immunitaire et la santé intestinale [14].
Une grande partie des cellules immunitaires de l’organisme est localisée au niveau du tube digestif. Le microbiote participe activement à l’éducation et à la régulation du système immunitaire.
Oui. La vitamine D intervient dans de nombreux mécanismes immunitaires et son insuffisance est fréquemment associée à une moins bonne réponse immunitaire [6][7].
Le stress chronique peut modifier certaines fonctions immunitaires et contribuer à une plus grande vulnérabilité face aux infections [11].
Oui. Le sommeil participe à la régulation de nombreuses fonctions immunitaires et à la consolidation de la mémoire immunitaire [12].
Une alimentation équilibrée, un microbiote diversifié, un sommeil de qualité, une activité physique régulière et certains micronutriments essentiels constituent les principaux leviers naturels de soutien immunitaire.
Docteur en pharmacie, spécialiste en médecine prédictive et préventive et experte en micronutrition, le Dr. Espinasse accompagne depuis plus de vingt ans ses patients dans une approche globale fondée sur les avancées de la biologie cellulaire, de la nutrition de précision et de la médecine fonctionnelle.
À travers son concept exclusif de Cellular Nutrition®, elle développe une approche scientifique visant à agir sur les mécanismes biologiques fondamentaux impliqués dans l’énergie, l’inflammation de bas grade, le microbiote intestinal, la résilience métabolique et la longévité.
Le Dr. Espinasse a accompagné plus de 20 000 patients et réalisé plus de 15 000 bilans biologiques approfondis au cours de sa carrière.
[1] Chaplin DD. Overview of the Immune Response.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18653713/
[2] Murphy K, Weaver C. Janeway’s Immunobiology.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK10757/
[3] Belkaid Y, Hand TW. Role of the Microbiota in Immunity and Inflammation.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23778795/
[4] Honda K, Littman DR. The Microbiota in Adaptive Immune Homeostasis.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22972298/
[5] Thaiss CA et al. The Microbiome and Innate Immunity.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28316330/
[6] Aranow C. Vitamin D and the Immune System.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23306192/
[7] Martineau AR et al. Vitamin D Supplementation to Prevent Acute Respiratory Tract Infections.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28202713/
[8] Gammoh NZ, Rink L. Zinc in Infection and Inflammation.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24406151/
[9] Avery JC, Hoffmann PR. Selenium, Selenoproteins and Immunity.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26485082/
[10] Furman D et al. Chronic Inflammation in the Etiology of Disease Across the Life Span.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25458998/
[11] Segerstrom SC, Miller GE. Psychological Stress and the Human Immune System.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16318892/
[12] Besedovsky L et al. Sleep and Immune Function.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28805681/
[13] Fulop T et al. Immunosenescence and Inflamm-Aging.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29419644/
[14] McFarland LV et al. Probiotics and Immune Health.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25083060/