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Masse musculaire et longévité

Masse musculaire et longévité

Pourquoi la force et le muscle sont devenus les meilleurs prédicteurs du vieillissement en bonne santé

Pendant longtemps, la masse musculaire a été considérée essentiellement sous l’angle de l’esthétique ou de la performance sportive.

Avoir du muscle était souvent associé :

  • aux athlètes ;
  • aux pratiquants de musculation ;
  • à la force physique.

Les connaissances scientifiques ont profondément évolué.

Aujourd’hui, les chercheurs considèrent le muscle comme l’un des organes les plus importants pour la santé et la longévité.

Cette évolution représente l’un des plus grands changements de paradigme de la médecine préventive moderne.

Pendant plusieurs décennies, la prévention du vieillissement s’est concentrée principalement sur :

  • le cholestérol ;
  • la tension artérielle ;
  • le poids ;
  • les maladies cardiovasculaires.

Ces paramètres restent essentiels.

Mais les travaux les plus récents montrent qu’un autre facteur joue un rôle majeur :

la préservation de la masse musculaire.

De nombreuses études montrent désormais qu’une faible masse musculaire est associée à :

  • une augmentation du risque de mortalité ;
  • une perte d’autonomie ;
  • davantage d’hospitalisations ;
  • un risque accru de maladies chroniques ;
  • une diminution de l’espérance de vie en bonne santé [1].

À l’inverse, conserver un tissu musculaire fonctionnel apparaît comme l’un des meilleurs prédicteurs du vieillissement réussi.

Le muscle n’est pas seulement un tissu de mouvement

Pendant longtemps, les scientifiques ont considéré le muscle comme un simple organe mécanique.

Son rôle principal semblait être :

  • produire de la force ;
  • permettre le mouvement ;
  • soutenir la posture.

Aujourd’hui, cette vision est dépassée.

Les recherches montrent que le muscle agit également comme un véritable organe endocrinien et métabolique.

Autrement dit, il communique en permanence avec le reste de l’organisme.

Le tissu musculaire influence notamment :

  • le métabolisme ;
  • la glycémie ;
  • l’inflammation ;
  • le cerveau ;
  • le système immunitaire ;
  • la santé cardiovasculaire.

Cette découverte a profondément modifié la compréhension du vieillissement.

Les myokines : les messagers du muscle

Lorsque le muscle se contracte, il libère de nombreuses molécules appelées myokines.

Ces molécules circulent dans l’organisme et exercent des effets à distance.

Elles participent notamment à :

  • la régulation de l’inflammation ;
  • la sensibilité à l’insuline ;
  • la santé cérébrale ;
  • la fonction immunitaire ;
  • le métabolisme énergétique [2].

Autrement dit :

lorsque nous entretenons notre masse musculaire, nous influençons bien davantage que notre simple force physique.

Nous influençons l’ensemble de notre physiologie.

Pourquoi la masse musculaire prédit-elle la longévité ?

Depuis une vingtaine d’années, plusieurs études épidémiologiques ont mis en évidence une observation remarquable.

Les individus présentant davantage de masse musculaire ont généralement :

  • une meilleure santé métabolique ;
  • une meilleure mobilité ;
  • moins de maladies chroniques ;
  • une mortalité plus faible.

Une étude publiée dans l’American Journal of Medicine a notamment montré qu’une faible masse musculaire était associée à une augmentation significative du risque de décès toutes causes confondues [3].

Cette relation persiste même après ajustement pour :

  • l’âge ;
  • le poids ;
  • le tabagisme ;
  • certaines maladies chroniques.

Le muscle apparaît donc comme un marqueur indépendant de santé.

La force musculaire est parfois encore plus importante que la masse musculaire

Les chercheurs s’intéressent désormais non seulement à la quantité de muscle mais également à sa qualité fonctionnelle.

Parmi les indicateurs les plus étudiés figure la force de préhension.

Cette mesure consiste simplement à évaluer la force exercée par la main.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, plusieurs études ont montré que la force de préhension constitue l’un des meilleurs prédicteurs :

  • de mortalité ;
  • d’événements cardiovasculaires ;
  • de fragilité ;
  • de perte d’autonomie [4].

Cette mesure est aujourd’hui utilisée dans de nombreux programmes de recherche sur le vieillissement.

La sarcopénie : la maladie silencieuse du vieillissement

Pour comprendre l’importance du muscle, il faut s’intéresser à la sarcopénie.

Le terme a été introduit par le chercheur Irwin Rosenberg dans les années 1980.

La sarcopénie désigne la perte progressive de :

  • masse musculaire ;
  • force ;
  • fonction musculaire.

Ce phénomène débute généralement dès la quarantaine.

Il s’accélère ensuite progressivement.

Selon les estimations actuelles :

  • 3 à 8 % de masse musculaire peuvent être perdus par décennie après 30 ans ;
  • la vitesse de perte augmente après 60 ans ;
  • certaines personnes peuvent perdre jusqu’à 30 % de leur masse musculaire au cours de leur vie [5].

Pourquoi perd-on du muscle avec l’âge ?

Plusieurs mécanismes biologiques interviennent simultanément.

La résistance anabolique

Avec l’âge, les muscles répondent moins efficacement :

  • aux protéines ;
  • à l’activité physique.

Les chercheurs parlent de résistance anabolique [6].

Les modifications hormonales

Le vieillissement s’accompagne progressivement d’une diminution de plusieurs hormones impliquées dans le maintien musculaire :

  • testostérone ;
  • hormone de croissance ;
  • IGF-1 ;
  • œstrogènes.

L’inflammation de bas grade

L’inflammaging — l’inflammation chronique liée au vieillissement — contribue également à accélérer la dégradation musculaire [7].

La diminution de l’activité physique

Enfin, la réduction progressive de l’activité physique constitue probablement l’un des facteurs les plus importants.

Le muscle suit une règle simple :

use it or lose it.

Plus un muscle est sollicité, plus l’organisme investit dans son maintien.

À l’inverse, lorsqu’il n’est plus utilisé, il devient biologiquement coûteux à conserver.

Pourquoi la perte musculaire est-elle si problématique ?

La conséquence la plus visible est bien sûr la perte de force.

Mais les effets vont beaucoup plus loin.

Une diminution importante de la masse musculaire peut favoriser :

  • les chutes ;
  • les fractures ;
  • la perte d’autonomie ;
  • les troubles métaboliques ;
  • la fragilité ;
  • les hospitalisations.

Chez les personnes âgées, la perte musculaire constitue aujourd’hui l’un des principaux déterminants de la dépendance.

Préserver le muscle revient donc non seulement à préserver la mobilité mais aussi à protéger de nombreuses fonctions biologiques essentielles au vieillissement en bonne santé.

Muscle et métabolisme : un acteur majeur de la santé métabolique

Lorsqu’on parle de muscle, la plupart des personnes pensent spontanément à la force ou à l’apparence physique.

Pourtant, le muscle joue également un rôle central dans le métabolisme.

Les chercheurs considèrent aujourd’hui le tissu musculaire comme l’un des principaux régulateurs de l’équilibre énergétique de l’organisme.

Cette fonction devient particulièrement importante avec l’âge.

Le muscle : premier réservoir de glucose de l’organisme

Après un repas, une partie importante du glucose circulant est captée par les muscles.

Chez un adulte en bonne santé, le tissu musculaire représente le principal site de stockage du glucose sous forme de glycogène.

Autrement dit :

plus la masse musculaire est importante et fonctionnelle, plus l’organisme dispose d’une capacité efficace à gérer les apports glucidiques.

Cette fonction joue un rôle essentiel dans :

  • la glycémie ;
  • la sensibilité à l’insuline ;
  • la prévention du diabète ;
  • la santé métabolique globale [8].

Pourquoi la perte musculaire favorise l’insulinorésistance

Lorsque la masse musculaire diminue, la capacité à absorber le glucose diminue également.

Le glucose reste alors davantage dans la circulation sanguine.

Pour compenser, l’organisme doit produire davantage d’insuline.

Au fil du temps, cette situation peut favoriser :

  • l’insulinorésistance ;
  • la prise de poids ;
  • l’accumulation de graisse viscérale ;
  • le syndrome métabolique ;
  • le diabète de type 2.

Cette relation explique pourquoi la préservation de la masse musculaire est devenue un enjeu majeur de la prévention métabolique.

Le muscle protège contre le diabète

Plusieurs études montrent qu’une masse musculaire plus élevée est associée à :

  • une meilleure sensibilité à l’insuline ;
  • une meilleure régulation glycémique ;
  • un risque réduit de diabète de type 2 [9].

Cette observation est particulièrement importante après 40 ans, période durant laquelle le risque métabolique commence progressivement à augmenter.

Muscle et inflammation : une relation bidirectionnelle

L’inflammation chronique de bas grade constitue aujourd’hui l’un des mécanismes les plus étudiés du vieillissement.

Les chercheurs utilisent souvent le terme inflammaging pour désigner cette inflammation persistante qui s’installe progressivement avec l’âge [10].

Cette inflammation exerce plusieurs effets délétères sur le tissu musculaire.

Elle favorise notamment :

  • la dégradation des protéines musculaires ;
  • la résistance anabolique ;
  • la diminution de la récupération ;
  • la perte progressive de force.

Mais la relation fonctionne également dans l’autre sens.

Le muscle produit des molécules anti-inflammatoires

Lorsqu’il se contracte, le muscle sécrète des myokines aux propriétés anti-inflammatoires.

Ces molécules contribuent à :

  • réguler le système immunitaire ;
  • moduler certaines cytokines inflammatoires ;
  • améliorer la sensibilité à l’insuline ;
  • soutenir l’équilibre métabolique [11].

L’activité physique régulière agit donc comme un puissant modulateur de l’inflammation systémique.

Cette observation explique en partie pourquoi les individus actifs présentent généralement :

  • moins d’inflammation ;
  • moins de maladies chroniques ;
  • une meilleure espérance de vie en bonne santé.

Le microbiote influence-t-il la masse musculaire ?

Pendant longtemps, personne n’aurait imaginé qu’il puisse exister un lien entre l’intestin et le muscle.

Pourtant, les recherches récentes ont mis en évidence ce que les scientifiques appellent désormais l’axe intestin-muscle.

Le microbiote intestinal influence plusieurs mécanismes impliqués dans :

  • la synthèse musculaire ;
  • l’inflammation ;
  • le métabolisme énergétique ;
  • la récupération ;
  • l’utilisation des nutriments [12].

Le microbiote et l’utilisation des protéines

Certaines bactéries intestinales participent à :

  • la digestion ;
  • l’absorption des nutriments ;
  • la production de métabolites bénéfiques.

Une dysbiose intestinale pourrait ainsi altérer l’utilisation optimale des protéines alimentaires.

Les chercheurs s’intéressent aujourd’hui de près à l’impact du microbiote sur la préservation de la masse musculaire au cours du vieillissement.

Le muscle et le cerveau : une connexion fascinante

L’une des découvertes les plus passionnantes de ces dernières années concerne la relation entre muscle et santé cérébrale.

Pendant longtemps, le cerveau et le muscle étaient étudiés séparément.

Cette vision est aujourd’hui dépassée.

Les chercheurs savent désormais que le muscle influence directement le fonctionnement cérébral.

L’exercice stimule le BDNF

L’activité musculaire favorise notamment la production de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor).

Le BDNF est souvent décrit comme un fertilisant cérébral.

Il participe à :

  • la plasticité neuronale ;
  • l’apprentissage ;
  • la mémoire ;
  • la protection des neurones [13].

Les individus physiquement actifs présentent généralement un risque réduit de déclin cognitif.

Muscle et santé mentale

Les bénéfices du muscle ne se limitent pas aux fonctions cognitives.

De nombreuses études montrent également des associations entre activité musculaire et :

  • diminution des symptômes dépressifs ;
  • réduction de l’anxiété ;
  • amélioration de la qualité de vie ;
  • meilleure résilience au stress [14].

Ces effets résultent probablement d’une combinaison complexe impliquant :

  • les myokines ;
  • les neurotransmetteurs ;
  • l’inflammation ;
  • le microbiote ;
  • la fonction mitochondriale.

Le muscle influence le système immunitaire

Le vieillissement s’accompagne souvent d’une diminution progressive de l’efficacité immunitaire.

Ce phénomène est parfois appelé immunosénescence.

Le muscle semble jouer un rôle protecteur important dans ce contexte.

Les chercheurs observent que les individus présentant une meilleure masse musculaire disposent souvent :

  • d’une meilleure fonction immunitaire ;
  • d’une meilleure récupération ;
  • d’une meilleure résistance aux infections [15].

Le tissu musculaire constitue également une réserve importante d’acides aminés que l’organisme peut mobiliser lors de situations de stress physiologique.

Pourquoi le muscle est-il désormais considéré comme un organe de longévité ?

Toutes ces découvertes ont profondément transformé la perception scientifique du muscle.

Aujourd’hui, le muscle n’est plus considéré comme un simple organe du mouvement.

Il intervient dans :

  • la glycémie ;
  • le métabolisme ;
  • l’inflammation ;
  • l’immunité ;
  • le microbiote ;
  • la cognition ;
  • la mobilité ;
  • l’autonomie.

Autrement dit, le muscle influence simultanément plusieurs des principaux mécanismes biologiques associés au vieillissement.

Or, ces mêmes mécanismes figurent parmi les grands piliers de la longévité moderne :

  • santé métabolique ;
  • contrôle de l’inflammation ;
  • maintien de la fonction mitochondriale ;
  • préservation cognitive ;
  • résilience physiologique.

Cette convergence explique pourquoi de nombreux chercheurs considèrent désormais la masse musculaire comme l’un des meilleurs biomarqueurs du vieillissement en bonne santé.

Préserver son muscle ne consiste plus simplement à rester fort.

Il s’agit probablement de l’un des investissements les plus puissants que l’on puisse réaliser pour sa santé future.

Comment préserver sa masse musculaire après 40 ans ?

La bonne nouvelle est que la perte musculaire liée à l’âge n’est pas une fatalité.

Contrairement à certaines idées reçues, il est possible de :

  • maintenir sa masse musculaire ;
  • développer sa force ;
  • améliorer sa composition corporelle ;

à tout âge.

De nombreuses études montrent même que des individus de 70, 80 voire 90 ans conservent une capacité remarquable à développer du muscle lorsqu’ils sont correctement stimulés [16].

La clé repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Pilier n°1 : consommer suffisamment de protéines

L’alimentation constitue le matériau de construction du muscle.

Comme nous l’avons vu dans l’article consacré aux protéines après 40 ans, les besoins augmentent progressivement avec l’âge en raison de la résistance anabolique.

Les recommandations les plus récentes suggèrent généralement :

  • 1 à 1,2 g/kg/jour chez l’adulte en bonne santé ;
  • 1,2 à 1,6 g/kg/jour chez les personnes physiquement actives ;
  • davantage dans certaines situations particulières [17].

Au-delà de la quantité totale, la répartition au cours de la journée apparaît également importante.

Les recherches montrent qu’il est généralement préférable de répartir les protéines sur plusieurs repas plutôt que de les concentrer uniquement au dîner.

Pilier n°2 : pratiquer un entraînement en résistance

Si les protéines fournissent les briques, l’entraînement constitue le signal.

Sans stimulation mécanique, l’organisme n’a aucune raison biologique de maintenir une masse musculaire importante.

Les exercices les plus efficaces incluent :

  • musculation ;
  • entraînement avec charges ;
  • exercices au poids du corps ;
  • bandes élastiques ;
  • travail de résistance progressif.

L’entraînement en résistance est aujourd’hui considéré comme l’une des interventions les plus puissantes pour ralentir le vieillissement fonctionnel [18].

Pourquoi marcher ne suffit pas toujours

La marche reste excellente pour :

  • la santé cardiovasculaire ;
  • le métabolisme ;
  • la mobilité ;
  • le bien-être général.

Cependant, elle stimule relativement peu le maintien de la masse musculaire.

Pour préserver efficacement le muscle après 40 ans, un travail de résistance spécifique apparaît généralement nécessaire.

Pilier n°3 : protéger son sommeil

Le sommeil représente une phase majeure de récupération musculaire.

Pendant la nuit, plusieurs processus essentiels se produisent :

  • synthèse protéique ;
  • réparation tissulaire ;
  • sécrétion hormonale ;
  • récupération neurologique.

Un sommeil insuffisant peut favoriser :

  • la perte musculaire ;
  • l’augmentation du cortisol ;
  • une moins bonne récupération ;
  • une diminution des performances physiques [19].

Le sommeil constitue donc un véritable pilier de la préservation musculaire.

Pilier n°4 : maintenir des mitochondries performantes

Le muscle est l’un des tissus les plus riches en mitochondries.

Ces organites assurent la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire.

Avec l’âge, la fonction mitochondriale tend à diminuer progressivement.

Cette évolution peut contribuer :

  • à la fatigue ;
  • à la diminution des performances ;
  • à une récupération plus lente ;
  • à la perte musculaire [20].

L’activité physique régulière reste aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces de stimuler la biogenèse mitochondriale.

Autrement dit :

l’exercice favorise la création de nouvelles mitochondries plus performantes.

Pilier n°5 : contrôler l’inflammation de bas grade

L’inflammation chronique accélère plusieurs mécanismes impliqués dans la dégradation musculaire.

Les stratégies anti-inflammatoires les plus documentées incluent :

  • une alimentation riche en végétaux ;
  • une activité physique régulière ;
  • un microbiote équilibré ;
  • un sommeil de qualité ;
  • la gestion du stress.

Préserver le muscle implique donc également de réduire les facteurs qui favorisent l’inflammaging.

Pourquoi il n’est jamais trop tard pour commencer

L’une des découvertes les plus encourageantes de la recherche récente est la capacité du muscle à s’adapter tout au long de la vie.

Même chez les personnes âgées, les études montrent des améliorations significatives de :

  • la force ;
  • la mobilité ;
  • la composition corporelle ;
  • la qualité de vie.

Le vieillissement musculaire n’est donc pas un processus totalement passif.

Une grande partie de son évolution reste influençable.

Masse musculaire et Cellular Nutrition®

L’approche Cellular Nutrition® développée par le Dr. Espinasse considère le muscle comme l’un des piliers majeurs de la santé cellulaire.

La masse musculaire influence directement :

  • la production d’énergie ;
  • la santé mitochondriale ;
  • la sensibilité à l’insuline ;
  • l’inflammation ;
  • la résilience métabolique ;
  • la longévité.

Dans cette vision, préserver le muscle ne consiste pas uniquement à maintenir une apparence physique.

Il s’agit de soutenir un organe capable d’influencer simultanément plusieurs des mécanismes biologiques fondamentaux associés au vieillissement.

Cette approche rejoint les travaux les plus récents de la médecine préventive et de la biologie du vieillissement.

Conclusion

La masse musculaire est aujourd’hui reconnue comme bien davantage qu’un simple déterminant de la force physique.

Les recherches montrent qu’elle influence directement :

  • le métabolisme ;
  • la glycémie ;
  • l’inflammation ;
  • le microbiote ;
  • l’immunité ;
  • le cerveau ;
  • la mobilité ;
  • la longévité.

Sa diminution progressive avec l’âge n’est pas anodine.

Elle constitue l’un des principaux facteurs associés à la fragilité, à la perte d’autonomie et à l’apparition de nombreuses maladies chroniques.

À l’inverse, préserver sa masse musculaire apparaît comme l’un des investissements les plus rentables pour vieillir en bonne santé.

Le muscle est aujourd’hui considéré par de nombreux chercheurs comme un véritable organe de longévité.

L’objectif n’est donc pas seulement de vivre plus longtemps.

L’objectif est de conserver durablement la capacité de bouger, de penser, de récupérer et de rester autonome.


FAQ

Pourquoi la masse musculaire est-elle importante après 40 ans ?

Avec l’âge, la masse musculaire diminue progressivement. Cette perte favorise la fragilité, les troubles métaboliques, la perte d’autonomie et certaines maladies chroniques.

La masse musculaire influence-t-elle la longévité ?

Oui. De nombreuses études montrent qu’une faible masse musculaire est associée à une augmentation du risque de mortalité et à une diminution de l’espérance de vie en bonne santé.

Peut-on encore construire du muscle après 50 ou 60 ans ?

Oui. Les recherches montrent que le muscle conserve une capacité d’adaptation importante même à un âge avancé lorsque l’alimentation et l’activité physique sont adaptées.

Quel est le meilleur exercice pour préserver sa masse musculaire ?

L’entraînement en résistance (musculation, charges, bandes élastiques, exercices au poids du corps) apparaît comme la stratégie la plus efficace.

Combien de protéines faut-il après 40 ans ?

Les recommandations actuelles se situent généralement entre 1 et 1,6 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour selon le niveau d’activité physique.

Pourquoi la force de préhension est-elle liée à la longévité ?

La force de préhension est aujourd’hui considérée comme l’un des meilleurs marqueurs fonctionnels du vieillissement et de la santé globale.

Le muscle influence-t-il le cerveau ?

Oui. Le muscle produit des myokines et favorise la production de BDNF, une molécule impliquée dans la mémoire, l’apprentissage et la protection neuronale.

À propos du Dr. Espinasse

Docteur en pharmacie, spécialiste en médecine prédictive et préventive et experte en micronutrition, le Dr. Espinasse accompagne depuis plus de vingt ans ses patients dans une approche globale fondée sur les avancées de la biologie cellulaire, de la nutrition de précision et de la médecine fonctionnelle.

À travers son concept exclusif de Cellular Nutrition®, elle développe une approche scientifique visant à agir sur les mécanismes biologiques fondamentaux impliqués dans l’énergie, l’inflammation de bas grade, le microbiote intestinal, la résilience métabolique et la longévité.

Le Dr. Espinasse a accompagné plus de 20 000 patients et réalisé plus de 15 000 bilans biologiques approfondis au cours de sa carrière.

Bibliographie

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