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Comment réparer son microbiote ?

Comment réparer son microbiote ?

Le guide scientifique complet pour restaurer durablement l’équilibre intestinal

Depuis quelques années, le microbiote intestinal est devenu l’un des sujets les plus étudiés de la médecine moderne.

Longtemps considéré comme un simple ensemble de bactéries vivant dans notre tube digestif, il est aujourd’hui reconnu comme un acteur majeur de la santé humaine.

Les avancées de la biologie moléculaire, du séquençage génétique et de la médecine des systèmes ont profondément transformé notre compréhension de cet écosystème complexe.

Les chercheurs estiment que notre intestin abrite plusieurs dizaines de milliers de milliards de micro-organismes comprenant des bactéries, des virus, des champignons et d’autres micro-organismes vivant en interaction permanente avec notre organisme [1,2].

Cette communauté microbienne influence de nombreuses fonctions biologiques :

  • la digestion ;
  • le métabolisme ;
  • l’immunité ;
  • la production de certaines vitamines ;
  • la régulation de l’inflammation ;
  • le fonctionnement cérébral ;
  • la santé cardiovasculaire ;
  • le vieillissement biologique.

Aujourd’hui, de nombreuses études montrent qu’un déséquilibre du microbiote — également appelé dysbiose — est associé à de multiples troubles chroniques allant des troubles digestifs aux maladies métaboliques, en passant par certaines maladies inflammatoires, neurologiques et auto-immunes [3,4].

La bonne nouvelle est que le microbiote reste un écosystème dynamique.

Contrairement à notre patrimoine génétique, il peut évoluer rapidement sous l’influence de notre alimentation, de notre mode de vie, de notre environnement et de certaines interventions ciblées.

Mais comment savoir si son microbiote est déséquilibré ? Peut-on réellement le réparer ? Quels sont les leviers les plus efficaces validés par la science ?

Qu’est-ce que le microbiote intestinal ?

Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des micro-organismes vivant dans le tube digestif.

Pendant longtemps, les scientifiques se sont principalement intéressés aux bactéries.

Nous savons aujourd’hui que cet écosystème comprend également :

  • des virus ;
  • des bactériophages ;
  • des levures ;
  • des champignons ;
  • des archées.

L’ensemble de ces micro-organismes contient un patrimoine génétique collectif appelé microbiome.

Ce microbiome représente plusieurs millions de gènes, soit largement plus que le génome humain lui-même [2].

Pour cette raison, certains chercheurs décrivent le microbiote comme un véritable organe métabolique à part entière.

L’intestin n’est donc pas seulement un organe digestif.

Il constitue une interface biologique majeure entre l’environnement extérieur et notre organisme.

Chaque jour, le microbiote participe à :

  • l’extraction de certains nutriments ;
  • la fermentation des fibres alimentaires ;
  • la production d’acides gras à chaîne courte ;
  • la maturation du système immunitaire ;
  • la protection contre certains agents pathogènes ;
  • la régulation de nombreuses voies métaboliques.

La qualité du microbiote ne dépend pas uniquement du nombre de bactéries présentes.

Les chercheurs s’intéressent surtout à deux paramètres :

  • la diversité microbienne ;
  • l’équilibre entre les différentes espèces.

Plus cette diversité est importante, plus le microbiote semble résilient face aux agressions extérieures [5].

Pourquoi le microbiote est-il si important pour la santé ?

Pendant longtemps, le microbiote a été considéré comme un simple acteur local de la digestion.

Cette vision est aujourd’hui largement dépassée.

Les recherches récentes montrent que le microbiote influence pratiquement tous les grands systèmes physiologiques.

Le microbiote et le système immunitaire

Près de 70 % des cellules immunitaires de l’organisme sont localisées au niveau intestinal [6].

Le microbiote joue un rôle essentiel dans l’éducation du système immunitaire.

Il participe notamment :

  • à la reconnaissance du soi et du non-soi ;
  • à la tolérance immunitaire ;
  • à la défense contre les agents pathogènes ;
  • à la régulation des phénomènes inflammatoires.

Lorsque cet équilibre est perturbé, le risque d’inflammation chronique et de dysfonctionnement immunitaire augmente.

Le microbiote et le métabolisme

Le microbiote influence également la gestion de l’énergie.

Les bactéries intestinales interviennent dans :

  • le métabolisme des glucides ;
  • le métabolisme des lipides ;
  • la sensibilité à l’insuline ;
  • le stockage énergétique ;
  • la régulation de l’appétit.

Plusieurs études ont montré que certaines signatures microbiennes sont associées à l’obésité, au diabète de type 2 et au syndrome métabolique [7].

Le microbiote et le cerveau

L’existence d’un axe intestin-cerveau est aujourd’hui solidement documentée.

L’intestin et le cerveau communiquent en permanence via :

  • le nerf vague ;
  • le système immunitaire ;
  • certaines hormones ;
  • différents neurotransmetteurs ;
  • plusieurs métabolites bactériens.

Le microbiote participe notamment à la production ou à la modulation :

  • de la sérotonine ;
  • de la dopamine ;
  • du GABA ;
  • de certaines molécules impliquées dans la réponse au stress [8].

Cette interaction contribue à expliquer pourquoi certains déséquilibres intestinaux peuvent être associés à :

  • l’anxiété ;
  • la fatigue ;
  • le brouillard mental ;
  • certaines fluctuations de l’humeur.

Le microbiote et la longévité

L’une des découvertes les plus intéressantes des dernières années concerne le rôle potentiel du microbiote dans le vieillissement.

Plusieurs travaux montrent que certaines caractéristiques du microbiote sont associées à :

  • une meilleure santé métabolique ;
  • une inflammation plus faible ;
  • une meilleure fonction immunitaire ;
  • une plus grande longévité [9].

Le microbiote est aujourd’hui considéré comme l’un des grands déterminants de la santé cellulaire et du vieillissement biologique.

Comment le microbiote se détériore-t-il ?

Le microbiote est un écosystème vivant.

Comme n’importe quel écosystème, il peut être perturbé par différents facteurs environnementaux.

Parmi les principaux facteurs impliqués dans la dysbiose figurent :

Les antibiotiques

Les antibiotiques ont révolutionné la médecine moderne.

Cependant, leur action n’est pas sélective.

En éliminant certaines bactéries pathogènes, ils peuvent également détruire une partie importante des bactéries bénéfiques du microbiote [10].

Certaines modifications peuvent persister plusieurs mois après un traitement antibiotique.

L’alimentation occidentale moderne

L’alimentation moderne est souvent caractérisée par :

  • un excès d’aliments ultra-transformés ;
  • une faible consommation de fibres ;
  • une faible diversité végétale ;
  • une densité nutritionnelle insuffisante.

Ce mode alimentaire favorise généralement une diminution de la diversité microbienne [11].

Le stress chronique

Le stress modifie profondément la physiologie digestive.

Une élévation prolongée du cortisol peut influencer :

  • la perméabilité intestinale ;
  • la composition du microbiote ;
  • la réponse immunitaire ;
  • l’inflammation de bas grade [12].

Le manque de sommeil

Les chercheurs parlent désormais de microbiote circadien.

Certaines populations bactériennes suivent un rythme biologique influencé par le cycle veille-sommeil.

Un sommeil insuffisant ou irrégulier semble capable d’altérer cet équilibre [13].

La sédentarité

L’activité physique régulière est associée à une plus grande diversité bactérienne.

À l’inverse, la sédentarité semble favoriser certaines altérations du microbiote [14].

Les infections digestives

Certaines infections intestinales peuvent provoquer des perturbations durables de l’écosystème microbien.

Chez certaines personnes, ces modifications persistent plusieurs mois après la disparition de l’infection initiale.

Quels sont les signes d’un microbiote déséquilibré ?

Le microbiote intestinal influence de nombreuses fonctions biologiques.

Lorsqu’il est perturbé, les symptômes peuvent être très variés et parfois éloignés de la sphère digestive.

Il n’existe pas un symptôme unique permettant d’identifier une dysbiose.

En revanche, certains signes sont fréquemment observés.

Troubles digestifs

Les manifestations digestives constituent souvent les premiers signaux d’alerte.

Parmi les plus fréquentes :

  • ballonnements ;
  • gaz excessifs ;
  • douleurs abdominales ;
  • transit irrégulier ;
  • diarrhée ;
  • constipation ;
  • inconfort digestif après les repas.

Ces symptômes peuvent refléter une altération de l’équilibre bactérien ou une diminution de la diversité microbienne.

Fatigue chronique et baisse d’énergie

De nombreuses personnes présentant un microbiote perturbé rapportent une fatigue persistante.

Plusieurs mécanismes peuvent être impliqués :

  • inflammation de bas grade ;
  • altération de l’absorption de certains nutriments ;
  • perturbation du métabolisme énergétique ;
  • déséquilibre de l’axe intestin-cerveau.

Le microbiote influence indirectement la fonction mitochondriale, véritable moteur énergétique de la cellule.

Brouillard mental et troubles cognitifs

Le microbiote participe activement à la communication entre l’intestin et le cerveau.

Une dysbiose peut être associée à :

  • des difficultés de concentration ;
  • une baisse de clarté mentale ;
  • des troubles de l’attention ;
  • une sensation de fatigue intellectuelle.

Ce phénomène est souvent décrit sous le terme de brouillard mental.

Troubles de l’humeur

Le microbiote intervient dans la production ou la modulation de nombreux neurotransmetteurs.

Des altérations de sa composition ont été associées à :

  • une augmentation du stress ;
  • une plus grande vulnérabilité à l’anxiété ;
  • certaines fluctuations émotionnelles ;
  • une diminution de la résilience psychologique [15].

Fringales et perturbations métaboliques

Certaines bactéries influencent les mécanismes impliqués dans :

  • la satiété ;
  • l’appétit ;
  • la régulation glycémique ;
  • les comportements alimentaires.

Une dysbiose peut favoriser :

  • les envies de sucre ;
  • les grignotages fréquents ;
  • certaines difficultés de contrôle alimentaire.

Altérations de la peau

L’existence d’un axe intestin-peau est aujourd’hui largement documentée.

Certaines perturbations du microbiote sont associées à :

  • l’acné ;
  • la rosacée ;
  • l’eczéma ;
  • certaines manifestations inflammatoires cutanées [16].

Fragilité immunitaire

Un microbiote appauvri peut également être associé à :

  • une susceptibilité accrue aux infections ;
  • une réponse immunitaire moins efficace ;
  • une inflammation chronique plus importante.

Tous ces signes ne signifient pas systématiquement qu’une dysbiose est présente.

Cependant, leur coexistence doit conduire à considérer l’équilibre intestinal comme un élément central de l’évaluation globale de la santé.

Pourquoi un microbiote déséquilibré influence-t-il tout l’organisme ?

L’une des découvertes majeures de ces vingt dernières années est que l’intestin communique en permanence avec l’ensemble de l’organisme.

Le microbiote agit comme un véritable centre de régulation biologique.

L’axe intestin-cerveau

L’intestin et le cerveau échangent continuellement des informations.

Cette communication implique :

  • le nerf vague ;
  • les neurotransmetteurs ;
  • les cytokines inflammatoires ;
  • les hormones ;
  • les métabolites bactériens.

C’est ce dialogue permanent qui explique l’impact potentiel du microbiote sur :

  • l’humeur ;
  • le stress ;
  • la cognition ;
  • la qualité du sommeil [17].

L’axe intestin-immunité

Le microbiote joue un rôle fondamental dans l’éducation du système immunitaire.

Une altération de cet équilibre peut favoriser :

  • l’inflammation chronique ;
  • certaines maladies auto-immunes ;
  • une moins bonne résistance aux infections.

L’axe intestin-foie

Tout ce qui traverse l’intestin rejoint ensuite le foie via la circulation portale.

Le microbiote influence directement :

  • le métabolisme hépatique ;
  • la détoxification ;
  • l’inflammation hépatique ;
  • la stéatose métabolique.

Cette interaction est désormais connue sous le nom d’axe intestin-foie.

L’axe intestin-métabolisme

Les bactéries intestinales produisent de nombreux métabolites capables d’influencer :

  • la sensibilité à l’insuline ;
  • le stockage énergétique ;
  • la combustion des graisses ;
  • le poids corporel ;
  • la flexibilité métabolique.

Cette interaction explique pourquoi le microbiote est devenu un acteur majeur de la recherche sur l’obésité et le diabète de type 2 [18].

Comment réparer son microbiote : les 7 piliers validés par la science

Les recherches actuelles montrent qu’il n’existe pas de solution unique capable de restaurer instantanément le microbiote.

La réparation du microbiote repose sur une approche globale visant à recréer un environnement favorable à la diversité et à la résilience microbiennes.

Pilier n°1 : augmenter les apports en fibres

Les fibres alimentaires représentent la principale source de nourriture des bactéries intestinales bénéfiques.

Lorsque les fibres atteignent le côlon, elles sont fermentées par le microbiote.

Cette fermentation produit notamment des acides gras à chaîne courte tels que :

  • le butyrate ;
  • l’acétate ;
  • le propionate.

Ces molécules jouent un rôle majeur dans :

  • la santé intestinale ;
  • la régulation immunitaire ;
  • l’inflammation ;
  • le métabolisme énergétique [19].

Les principales sources de fibres incluent :

  • les légumes ;
  • les légumineuses ;
  • les fruits ;
  • les noix ;
  • les graines ;
  • les céréales complètes.

Pilier n°2 : augmenter la diversité végétale

L’une des études les plus célèbres dans ce domaine est l’étude American Gut Project.

Les chercheurs ont observé que les personnes consommant plus de 30 végétaux différents par semaine présentaient généralement une plus grande diversité microbienne [20].

Chaque végétal apporte :

  • des fibres spécifiques ;
  • des polyphénols ;
  • des composés bioactifs différents.

Cette diversité constitue l’un des meilleurs moyens de nourrir un microbiote riche et résilient.

L’objectif n’est donc pas seulement de manger plus de légumes.

Il s’agit également de varier les sources végétales.

Pilier n°3 : consommer des aliments fermentés

Les aliments fermentés contiennent naturellement des micro-organismes ou des métabolites issus de la fermentation.

Parmi les plus intéressants :

  • le kéfir ;
  • les yaourts fermentés ;
  • la choucroute ;
  • le kimchi ;
  • certains légumes lactofermentés.

Une étude publiée dans Cell a montré qu’une alimentation riche en aliments fermentés augmentait la diversité microbienne tout en réduisant plusieurs marqueurs inflammatoires [21].

Cette observation est particulièrement intéressante dans une perspective de santé globale et de longévité.

Pilier n°4 : réduire les aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés représentent l’un des principaux facteurs d’appauvrissement du microbiote moderne.

Ils sont souvent caractérisés par :

  • une faible teneur en fibres ;
  • une densité nutritionnelle limitée ;
  • une forte charge glycémique ;
  • la présence d’additifs alimentaires.

Plusieurs travaux associent leur consommation à une diminution de la diversité bactérienne et à une augmentation de l’inflammation [22].

Réduire leur place dans l’alimentation constitue souvent l’une des interventions les plus efficaces pour restaurer progressivement un microbiote plus favorable.

Pilier n°5 : améliorer le sommeil

Le microbiote possède lui aussi son rythme circadien.

Des perturbations répétées du sommeil semblent capables de modifier :

  • la composition bactérienne ;
  • l’inflammation ;
  • le métabolisme énergétique.

Les études montrent qu’un sommeil insuffisant peut rapidement affecter l’équilibre intestinal [23].

L’amélioration de la qualité du sommeil constitue donc un élément à part entière de toute stratégie visant à restaurer durablement le microbiote.

Pilier n°6 : mieux gérer le stress

Le stress chronique constitue l’un des principaux ennemis du microbiote.

Lorsque l’organisme est exposé de manière prolongée à des niveaux élevés de cortisol, plusieurs mécanismes peuvent être affectés :

  • la motricité intestinale ;
  • la perméabilité intestinale ;
  • la diversité bactérienne ;
  • la réponse immunitaire ;
  • l’inflammation de bas grade.

Les chercheurs ont observé qu’un stress chronique pouvait modifier significativement la composition du microbiote en quelques semaines seulement [24].

Cette interaction fonctionne dans les deux sens.

Le stress influence le microbiote, mais le microbiote influence également la réponse au stress.

C’est précisément ce dialogue permanent qui caractérise l’axe intestin-cerveau.

Plusieurs stratégies permettent d’améliorer cette résilience :

  • activité physique régulière ;
  • méditation ;
  • respiration contrôlée ;
  • exposition à la nature ;
  • amélioration du sommeil ;
  • soutien du microbiote.

Dans de nombreux cas, la restauration du microbiote et la gestion du stress doivent être menées simultanément.

Pilier n°7 : utiliser des probiotiques ciblés

Les probiotiques figurent parmi les outils les plus populaires pour améliorer le microbiote.

Cependant, tous les probiotiques ne se valent pas.

Les bénéfices observés dépendent :

  • des souches utilisées ;
  • de leur concentration ;
  • de leur capacité de survie ;
  • de l’objectif recherché ;
  • du terrain individuel.

Il est aujourd’hui admis qu’il n’existe pas un probiotique universel capable de répondre à tous les besoins.

Certaines souches sont davantage étudiées pour :

  • le confort digestif ;
  • la modulation immunitaire ;
  • le syndrome de l’intestin irritable ;
  • la santé métabolique ;
  • l’axe intestin-cerveau.

Les probiotiques doivent être envisagés comme un outil complémentaire et non comme une solution isolée.

Sans alimentation adaptée ni mode de vie favorable, leurs effets restent souvent limités.

Combien de temps faut-il pour réparer son microbiote ?

C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes.

La réponse dépend de nombreux facteurs :

  • l’état initial du microbiote ;
  • l’âge ;
  • l’alimentation ;
  • le niveau de stress ;
  • la qualité du sommeil ;
  • les traitements médicamenteux ;
  • les antécédents digestifs.

Certaines modifications favorables peuvent être observées très rapidement.

Des études montrent que des changements alimentaires significatifs peuvent modifier la composition du microbiote en quelques jours seulement [25].

Cependant, restaurer durablement un microbiote diversifié et résilient nécessite généralement davantage de temps.

Dans la plupart des cas :

  • certaines améliorations apparaissent en quelques semaines ;
  • une restauration plus profonde nécessite souvent plusieurs mois ;
  • le maintien des bénéfices dépend de la continuité des habitudes mises en place.

Le microbiote doit être considéré comme un écosystème.

L’objectif n’est pas de rechercher une transformation rapide mais de construire progressivement un environnement favorable à son équilibre.

Microbiote, inflammation et longévité

Parmi les découvertes les plus importantes de ces dernières années figure le rôle central du microbiote dans les mécanismes du vieillissement.

Le vieillissement biologique s’accompagne souvent :

  • d’une diminution de la diversité microbienne ;
  • d’une augmentation de l’inflammation chronique ;
  • d’une altération de la fonction immunitaire ;
  • d’une baisse de la résilience métabolique.

Les chercheurs parlent parfois d’« inflammaging » pour désigner cette inflammation chronique associée à l’âge [26].

Le microbiote apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux régulateurs de ce phénomène.

Certaines bactéries produisent notamment des acides gras à chaîne courte tels que le butyrate.

Le butyrate exerce plusieurs effets particulièrement intéressants :

  • soutien de l’intégrité intestinale ;
  • modulation immunitaire ;
  • réduction de l’inflammation ;
  • amélioration de certaines fonctions métaboliques [27].

Plusieurs études réalisées chez les centenaires montrent que certaines signatures microbiennes sont associées à une meilleure santé métabolique et à une longévité exceptionnelle [28].

Le microbiote est désormais considéré comme l’un des grands piliers biologiques du vieillissement en bonne santé.

Microbiote et Cellular Nutrition®

L’approche développée par le Dr. Espinasse repose sur une vision globale de la santé cellulaire.

Dans cette approche, le microbiote occupe une place centrale.

L’intestin constitue l’une des principales interfaces entre l’environnement extérieur et l’organisme.

Chaque jour, le microbiote dialogue avec :

  • le système immunitaire ;
  • le cerveau ;
  • le foie ;
  • les mitochondries ;
  • les systèmes hormonaux ;
  • les voies métaboliques.

La Cellular Nutrition® considère le microbiote non comme un simple acteur digestif mais comme un véritable régulateur de la santé cellulaire.

Cette vision repose sur plusieurs constats scientifiques :

  • le microbiote influence l’inflammation ;
  • le microbiote influence l’énergie ;
  • le microbiote influence l’immunité ;
  • le microbiote influence le métabolisme ;
  • le microbiote influence le vieillissement.

Pour cette raison, l’équilibre intestinal constitue l’un des fondements de toute stratégie visant à améliorer durablement la santé et la longévité.

Conclusion

Le microbiote intestinal est aujourd’hui reconnu comme l’un des acteurs majeurs de la santé humaine.

Les avancées scientifiques des vingt dernières années ont montré qu’il influence bien davantage que la simple digestion.

Son impact s’étend notamment :

  • à l’immunité ;
  • au métabolisme ;
  • à l’inflammation ;
  • au cerveau ;
  • à la santé cardiovasculaire ;
  • au vieillissement biologique.

La bonne nouvelle est que le microbiote reste un écosystème dynamique.

Même lorsqu’il a été perturbé pendant plusieurs années, il conserve une capacité remarquable d’adaptation.

Les données scientifiques montrent qu’il est possible d’améliorer durablement son équilibre grâce à une approche globale reposant sur :

  • une alimentation riche en fibres ;
  • une plus grande diversité végétale ;
  • les aliments fermentés ;
  • la réduction des aliments ultra-transformés ;
  • un sommeil de qualité ;
  • une meilleure gestion du stress ;
  • des probiotiques ciblés lorsque cela est pertinent.

La réparation du microbiote ne repose pas sur une intervention unique mais sur la construction progressive d’un environnement favorable à la diversité et à la résilience microbiennes.

Dans cette perspective, prendre soin de son microbiote revient à investir dans l’un des fondements biologiques majeurs de la santé, de l’énergie et de la longévité.

FAQ

Peut-on réellement reconstruire son microbiote ?

Oui. Le microbiote reste un écosystème dynamique capable d’évoluer rapidement sous l’influence de l’alimentation, du mode de vie, du sommeil, du stress et de certaines interventions ciblées.

Quels sont les signes d’un microbiote déséquilibré ?

Les signes les plus fréquents incluent les ballonnements, les troubles du transit, la fatigue, le brouillard mental, les fringales, certaines manifestations cutanées et une fragilité immunitaire accrue.

Quels aliments aident à réparer le microbiote ?

Les aliments les plus favorables au microbiote sont généralement les légumes, les fruits, les légumineuses, les noix, les graines, les céréales complètes et les aliments fermentés.

Les probiotiques suffisent-ils à réparer le microbiote ?

Non. Les probiotiques peuvent constituer un outil intéressant mais ils doivent s’intégrer dans une stratégie globale incluant l’alimentation, le sommeil et le mode de vie.

Combien de temps faut-il pour restaurer un microbiote ?

Certaines améliorations peuvent apparaître en quelques jours ou quelques semaines. Une restauration plus profonde nécessite généralement plusieurs mois.

Quel est le meilleur complément alimentaire pour le microbiote ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Le choix dépend des besoins individuels, du terrain, des symptômes présents et des objectifs recherchés.

À propos du Dr. Espinasse

Docteur en pharmacie, spécialiste en médecine prédictive et préventive et experte en micronutrition, le Dr. Espinasse accompagne depuis plus de vingt ans ses patients dans une approche globale fondée sur les avancées de la biologie cellulaire, de la nutrition de précision et de la médecine fonctionnelle.

À travers son concept exclusif de Cellular Nutrition®, elle développe une approche scientifique visant à agir sur les mécanismes biologiques fondamentaux impliqués dans l’énergie, l’inflammation de bas grade, le microbiote intestinal, la résilience métabolique et la longévité.

Le Dr. Espinasse a accompagné plus de 20 000 patients et réalisé plus de 15 000 bilans biologiques approfondis au cours de sa carrière.

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