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La prise de poids qui accompagne la ménopause est souvent décrite comme inexpliquée, voire injustifiée. À apports alimentaires comparables et niveau d’activité inchangé, la composition corporelle évolue néanmoins de manière significative. La masse grasse tend à augmenter, en particulier dans le compartiment abdominal, tandis que la masse maigre diminue progressivement. Parallèlement, la dépense énergétique se réduit, et la régulation de l’appétit devient moins stable.
Ce phénomène ne peut être compris à travers une lecture calorique simplifiée. Il traduit une réorganisation physiologique profonde, à l’intersection de plusieurs systèmes : hormonal, métabolique, inflammatoire, neuroendocrinien et microbiotique.
La ménopause est caractérisée par une diminution progressive de la production ovarienne d’œstrogènes. Ces hormones jouent un rôle central dans la régulation de la sensibilité à l’insuline, de la distribution des graisses et de la dépense énergétique. Leur diminution s’accompagne d’une altération de la signalisation métabolique : les tissus deviennent moins sensibles à l’insuline, la capacité à utiliser le glucose diminue, et le stockage lipidique est favorisé.
Cette évolution s’accompagne d’une redistribution des graisses vers le compartiment viscéral, métaboliquement plus actif et associé à un risque accru de troubles cardiométaboliques [1][2].
Par ailleurs, la perte progressive de masse musculaire contribue à la diminution du métabolisme basal, renforçant cette tendance au stockage.
La transition ménopausique s’accompagne fréquemment d’une diminution de la sensibilité à l’insuline, modifiant la gestion des substrats énergétiques [3].
Dans des conditions physiologiques, l’organisme alterne efficacement entre l’utilisation du glucose et celle des lipides — un processus appelé flexibilité métabolique. À la ménopause, cette capacité est altérée : le glucose est moins bien utilisé, les variations glycémiques augmentent et le stockage est favorisé.
La ménopause s’accompagne d’une transformation du microbiote intestinal, avec une diminution de la diversité bactérienne et une augmentation des profils pro-inflammatoires [4].
Ces modifications influencent directement :
— l’extraction énergétique des nutriments
— la sensibilité à l’insuline
— la régulation de l’appétit
— le métabolisme des œstrogènes via l’estrobolome
Le microbiote devient ainsi un déterminant majeur de la prise de poids.
Avec l’âge et la ménopause, l’organisme évolue vers un état d’inflammation chronique de faible intensité, appelé inflammaging [5].
Cette inflammation altère la signalisation métabolique, favorise le stockage des graisses et diminue l’efficacité énergétique globale.
La ménopause est également une transition neuroendocrinienne. La diminution des œstrogènes modifie les neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur et le comportement alimentaire.
Le microbiote, via l’axe intestin–cerveau, influence directement ces mécanismes, notamment la production de sérotonine et de GABA [6].
Une dysbiose peut ainsi amplifier :
— les fringales
— l’instabilité émotionnelle
— les troubles du sommeil
Une stratégie efficace repose sur une action coordonnée sur plusieurs axes :
— sensibilité à l’insuline
— microbiote
— inflammation
— régulation hormonale
— stabilité neuroendocrinienne
Dans ce contexte, la stabilisation du terrain hormonal constitue un préalable essentiel.
N°9 HARMONY a été formulé pour agir de manière coordonnée sur les axes impliqués dans les déséquilibres de la ménopause :
— axe hypothalamo–hypophyso–ovarien
— axe intestin–foie (estrobolome)
— axe intestin–cerveau
— réponse au stress
Le gattilier (Vitex agnus-castus) agit sur la modulation de la prolactine et contribue à restaurer un équilibre œstrogène/progestérone, avec des effets démontrés sur les troubles hormonaux féminins [6].
La présence de Lactobacillus crispatus participe à l’équilibre du microbiote impliqué dans le métabolisme des œstrogènes, contribuant à une régulation plus stable de leur recirculation [4].
Le fenugrec et le thé vert contribuent à améliorer la régulation glycémique et le métabolisme énergétique, éléments essentiels dans la gestion du poids à la ménopause.
L’action combinée sur le microbiote, l’inflammation et les hormones favorise une meilleure stabilité émotionnelle et une réduction des effets du stress.
La prise de poids à la ménopause résulte d’une interaction complexe entre hormones, microbiote, inflammation et métabolisme.
Elle ne peut être corrigée par une approche restrictive, mais nécessite une stratégie visant à restaurer les équilibres biologiques fondamentaux.
C’est précisément dans cette logique que s’inscrit une approche intégrative comme celle de la Cellular Nutrition®, et notamment N°9 HARMONY.
[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18535548/
[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3964739/
[3] https://academic.oup.com/edrv/article/36/3/309/2354681
[4] https://genomebiology.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13059-016-0890-9
[5] https://www.nature.com/articles/s41577-018-0023-6
[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23433505/