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La fatigue est devenue l’un des motifs de consultation les plus fréquents dans les pays occidentaux.
Selon plusieurs études épidémiologiques, une proportion importante de la population déclare ressentir régulièrement un manque d’énergie, une fatigue persistante ou une difficulté à récupérer malgré des nuits de sommeil parfois jugées suffisantes [1].
Pour beaucoup, cette fatigue est devenue une normalité.
On se réveille fatigué.
On dépend du café pour démarrer la journée.
On ressent un coup de fatigue dans l’après-midi.
On manque d’énergie pour faire du sport.
On se sent épuisé mentalement en fin de journée.
Pourtant, la fatigue n’est pas une maladie.
Elle constitue un signal biologique.
Comme la douleur ou la fièvre, elle indique généralement qu’un ou plusieurs mécanismes physiologiques fonctionnent de manière sous-optimale.
Pendant longtemps, la fatigue a été abordée principalement sous l’angle du sommeil ou du surmenage.
Les avancées récentes de la biologie cellulaire, de la médecine fonctionnelle et de la médecine de précision montrent cependant une réalité beaucoup plus complexe.
Aujourd’hui, les chercheurs savent que la fatigue peut être influencée par :
Comprendre l’origine de la fatigue constitue la première étape pour retrouver durablement son énergie.
Le terme « fatigue » recouvre en réalité des situations très différentes.
Certaines personnes décrivent :
Toutes ces manifestations ne reposent pas nécessairement sur les mêmes mécanismes biologiques.
La fatigue représente souvent la conséquence visible de perturbations plus profondes affectant la production, la gestion ou l’utilisation de l’énergie au sein de l’organisme.
C’est précisément pour cette raison qu’il est rarement pertinent de chercher à masquer la fatigue sans en comprendre la cause.
La véritable question n’est pas :
« Comment puis-je lutter contre la fatigue ? »
Mais plutôt :
« Pourquoi mon organisme produit-il moins d’énergie ou utilise-t-il moins efficacement cette énergie ? »
Pour comprendre la fatigue, il faut d’abord comprendre comment l’organisme produit son énergie.
Au cœur de ce processus se trouvent les mitochondries.
Les mitochondries sont présentes dans pratiquement toutes les cellules du corps humain.
Leur rôle principal consiste à produire l’ATP (adénosine triphosphate), molécule qui fournit l’énergie nécessaire à l’ensemble des fonctions biologiques :
On estime qu’un adulte produit et recycle chaque jour l’équivalent de son propre poids en ATP [2].
Cette production énergétique permanente repose essentiellement sur le bon fonctionnement mitochondrial.
Lorsque les mitochondries deviennent moins efficaces, la production énergétique diminue.
Les conséquences peuvent inclure :
Au cours des dernières années, la recherche a mis en évidence le rôle central de la santé mitochondriale dans de nombreuses situations associées à la fatigue chronique [3].
Les mitochondries sont particulièrement sensibles à leur environnement.
Plusieurs facteurs peuvent altérer leur fonctionnement.
La production d’énergie génère naturellement des espèces réactives de l’oxygène.
Lorsqu’elles deviennent excessives, elles peuvent endommager :
Ce phénomène est appelé stress oxydatif [4].
Avec le temps, l’accumulation de dommages oxydatifs peut réduire l’efficacité énergétique cellulaire.
L’inflammation chronique de faible intensité est aujourd’hui considérée comme l’un des principaux facteurs de fatigue persistante.
Même lorsqu’elle reste silencieuse, cette inflammation mobilise continuellement des ressources énergétiques importantes.
Plusieurs cytokines inflammatoires sont capables d’influencer directement :
La production d’énergie nécessite de nombreux cofacteurs nutritionnels.
Parmi les plus importants :
Une insuffisance de ces nutriments peut limiter certaines étapes de la production énergétique mitochondriale [6].
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le manque d’activité physique tend à diminuer les capacités énergétiques de l’organisme.
L’exercice stimule la biogenèse mitochondriale, c’est-à-dire la production de nouvelles mitochondries plus performantes [7].
À l’inverse, la sédentarité favorise progressivement une diminution de la capacité énergétique cellulaire.
Lorsque l’on pense à la fatigue, l’intestin n’est généralement pas le premier organe qui vient à l’esprit.
Pourtant, les recherches des quinze dernières années ont profondément transformé notre compréhension du rôle du microbiote dans la production d’énergie.
Le microbiote intestinal influence :
Un microbiote déséquilibré peut contribuer à la fatigue via plusieurs mécanismes.
Certaines dysbioses favorisent une augmentation de la perméabilité intestinale.
Cette situation permet le passage de certaines molécules inflammatoires dans la circulation sanguine.
Le résultat est souvent une augmentation de l’inflammation systémique susceptible d’altérer la production énergétique [8].
Le microbiote participe activement à la digestion et à l’assimilation de nombreux nutriments.
Certaines altérations de sa composition peuvent réduire l’efficacité de ces processus.
Le microbiote influence directement plusieurs neurotransmetteurs impliqués dans :
Cette interaction contribue à expliquer pourquoi fatigue, brouillard mental et troubles digestifs coexistent souvent.
L’inflammation est indispensable à la survie.
Sans elle, l’organisme serait incapable de se défendre contre les infections ou de réparer les tissus endommagés.
Le problème apparaît lorsque l’inflammation devient chronique.
Les chercheurs utilisent parfois le terme d’« inflammaging » pour désigner cette inflammation persistante de faible intensité observée dans de nombreuses maladies chroniques et au cours du vieillissement [9].
Cette inflammation agit comme un véritable puits énergétique.
Une partie importante des ressources de l’organisme est mobilisée pour maintenir cette activation immunitaire permanente.
Plusieurs études montrent que les personnes présentant des niveaux élevés de marqueurs inflammatoires rapportent davantage :
Réduire l’inflammation constitue souvent l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer durablement le niveau d’énergie.
Lorsque l’on parle de fatigue, le sommeil est généralement le premier facteur évoqué.
Et pour cause.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans :
Une privation chronique de sommeil altère profondément le fonctionnement de l’organisme.
Cependant, un constat surprend souvent les patients : certaines personnes restent fatiguées malgré des nuits qu’elles considèrent comme suffisantes.
Pourquoi ?
Parce que la durée du sommeil n’est qu’un des paramètres à prendre en compte.
Le sommeil est composé de plusieurs cycles successifs.
Parmi eux :
Le sommeil profond joue notamment un rôle majeur dans :
Une personne peut dormir huit heures mais présenter un sommeil fragmenté ou de mauvaise qualité.
Dans ce cas, la récupération reste incomplète.
La fatigue ne provient pas toujours du sommeil.
Elle peut également perturber le sommeil.
L’inflammation chronique, le stress, certaines dysbioses intestinales ou des déséquilibres hormonaux peuvent altérer la qualité du repos nocturne.
Un cercle vicieux peut alors s’installer :
fatigue → mauvais sommeil → fatigue aggravée → récupération insuffisante.
Le stress aigu est une réponse physiologique normale.
Face à un danger ou à une contrainte ponctuelle, l’organisme mobilise rapidement ses ressources énergétiques.
Le cortisol joue un rôle central dans cette réponse.
À court terme, cette adaptation est bénéfique.
Le problème apparaît lorsque le stress devient chronique.
Un organisme constamment exposé au stress doit maintenir un état d’alerte prolongé.
Cette situation influence :
Avec le temps, cette mobilisation énergétique permanente peut favoriser :
Les chercheurs désignent souvent ce système sous le nom d’axe HPA.
Cet axe coordonne la réponse au stress via plusieurs hormones, dont le cortisol.
Lorsque cette régulation devient perturbée, les variations de cortisol peuvent contribuer à :
Les hormones jouent un rôle fondamental dans la régulation énergétique.
De nombreuses perturbations hormonales peuvent se traduire par une fatigue persistante.
La thyroïde agit comme un véritable régulateur du métabolisme.
Les hormones thyroïdiennes influencent :
Une hypothyroïdie peut provoquer :
Même des altérations modérées de la fonction thyroïdienne peuvent parfois influencer significativement le niveau d’énergie.
Chez l’homme, la testostérone influence :
Une diminution progressive de la testostérone peut contribuer à :
Chez la femme, les variations hormonales peuvent également influencer fortement le niveau d’énergie.
Cela concerne notamment :
Les modifications des taux d’œstrogènes et de progestérone peuvent affecter :
L’énergie cellulaire dépend étroitement de la capacité de l’organisme à gérer le glucose.
Après un repas riche en sucres rapides ou en aliments ultra-transformés, la glycémie augmente rapidement.
L’organisme répond alors par une sécrétion d’insuline.
Lorsque ce phénomène se répète quotidiennement pendant plusieurs années, une résistance à l’insuline peut progressivement apparaître.
Cette situation peut favoriser :
Certaines personnes décrivent une sensation de montagnes russes énergétiques :
Ce schéma est particulièrement fréquent dans les populations occidentales modernes [15].
Un organisme en bonne santé doit être capable d’utiliser efficacement :
Cette capacité est appelée flexibilité métabolique.
Lorsque cette flexibilité diminue, la production énergétique devient moins efficace et la sensation de fatigue peut apparaître plus facilement [16].
Le café est souvent utilisé comme une solution rapide contre la fatigue.
La caféine agit principalement en bloquant certains récepteurs de l’adénosine, une molécule impliquée dans la sensation de fatigue.
Le résultat est bien connu :
Mais il est important de comprendre que la caféine ne crée pas d’énergie.
Elle modifie essentiellement la perception de la fatigue.
Autrement dit, elle agit davantage sur le signal que sur la cause.
Lorsque les mitochondries, le sommeil, le microbiote ou le métabolisme sont perturbés, le café peut temporairement masquer le problème sans le résoudre.
Chez certaines personnes, une consommation excessive peut même contribuer à :
Le café peut constituer un outil intéressant lorsqu’il est bien utilisé.
Il ne remplace cependant jamais une prise en charge des causes biologiques sous-jacentes.
Une fatigue persistante mérite toujours une évaluation lorsqu’elle devient inhabituelle ou durable.
Certains signes justifient une attention particulière :
Ces situations nécessitent souvent une exploration plus approfondie afin d’identifier les mécanismes biologiques impliqués.
La fatigue chronique est rarement liée à une seule cause.
Elle résulte souvent de l’interaction entre plusieurs facteurs affectant simultanément la production, l’utilisation ou la gestion de l’énergie.
Lorsqu’une fatigue persistante s’installe, la tentation est souvent de rechercher une solution rapide.
Pourtant, la physiologie humaine fonctionne rarement ainsi.
Retrouver durablement son énergie nécessite généralement d’agir sur plusieurs mécanismes biologiques simultanément.
Les recherches actuelles identifient plusieurs leviers majeurs.
Le sommeil reste le premier système de récupération de l’organisme.
Les études montrent qu’une amélioration de la qualité du sommeil influence directement :
Les priorités incluent notamment :
L’inflammation chronique agit comme un véritable consommateur d’énergie.
Sa réduction repose notamment sur :
Chez de nombreuses personnes, la diminution de l’inflammation s’accompagne d’une amélioration rapide du niveau d’énergie.
La production énergétique dépend directement de la qualité du fonctionnement mitochondrial.
Plusieurs facteurs influencent positivement cette fonction :
L’exercice physique demeure l’un des plus puissants stimulateurs naturels de la biogenèse mitochondriale.
Le microbiote influence :
L’amélioration du microbiote repose notamment sur :
Les variations importantes de glycémie constituent une cause fréquente de fatigue.
L’objectif consiste à favoriser une énergie plus stable tout au long de la journée.
Cela passe notamment par :
Une glycémie plus stable s’accompagne souvent :
Le stress chronique influence simultanément :
Aucune stratégie énergétique durable ne peut ignorer cette dimension.
Plusieurs approches ont démontré leur intérêt :
La production énergétique repose sur des dizaines de réactions biochimiques nécessitant des micronutriments spécifiques.
Parmi les plus fréquemment impliqués :
Identifier et corriger d’éventuelles insuffisances peut contribuer à améliorer significativement le niveau d’énergie [23].
La fatigue ne constitue pas seulement un symptôme du quotidien.
Elle peut également représenter un indicateur précoce de certains déséquilibres biologiques impliqués dans le vieillissement.
Au cours des dernières années, les chercheurs ont identifié plusieurs mécanismes communs entre :
Parmi eux :
Ces mécanismes figurent également parmi les grands piliers biologiques de la longévité.
La fatigue doit donc être envisagée non seulement comme un symptôme à soulager mais aussi comme un signal pouvant révéler des perturbations plus profondes de l’équilibre cellulaire.
L’approche développée par le Dr. Espinasse repose sur une idée fondamentale :
l’énergie se construit à l’échelle de la cellule.
La Cellular Nutrition® considère que la fatigue résulte souvent d’une combinaison de plusieurs déséquilibres biologiques affectant simultanément :
Cette vision s’appuie sur les avancées récentes de la biologie cellulaire, de la médecine fonctionnelle et de la nutrition de précision.
L’objectif n’est pas uniquement de stimuler temporairement l’organisme mais d’agir sur les mécanismes qui conditionnent durablement la production d’énergie.
La fatigue est l’un des symptômes les plus fréquents de notre époque.
Pourtant, elle ne constitue pas une fatalité.
Les connaissances scientifiques actuelles montrent qu’elle résulte rarement d’une seule cause.
Dans la majorité des cas, plusieurs mécanismes interagissent :
Comprendre ces mécanismes permet de dépasser une approche centrée uniquement sur les stimulants ou les solutions temporaires.
Retrouver durablement son énergie implique généralement de restaurer les grands systèmes biologiques qui soutiennent la santé cellulaire.
Dans cette perspective, la fatigue n’est pas simplement un manque d’énergie.
Elle constitue souvent un message envoyé par l’organisme indiquant qu’un ou plusieurs piliers fondamentaux de la santé méritent une attention particulière.
La fatigue chronique peut être liée à de multiples facteurs : sommeil insuffisant, stress chronique, inflammation de bas grade, déséquilibres hormonaux, dysbiose intestinale, carences nutritionnelles ou perturbations métaboliques.
Oui. La qualité du sommeil, l’inflammation, le microbiote, les hormones et la santé mitochondriale peuvent influencer le niveau d’énergie indépendamment du nombre d’heures dormies.
Aucun organe n’est responsable à lui seul. La fatigue résulte généralement d’interactions entre le cerveau, les mitochondries, le système immunitaire, le microbiote intestinal, les hormones et le métabolisme.
Oui. Un microbiote déséquilibré peut favoriser l’inflammation, perturber l’absorption des nutriments et influencer l’axe intestin-cerveau, autant de mécanismes associés à la fatigue.
Les aliments favorisant une énergie durable sont généralement ceux qui stabilisent la glycémie et apportent les micronutriments nécessaires à la production énergétique : légumes, fruits, légumineuses, protéines de qualité, oléagineux et aliments peu transformés.
Le café améliore temporairement la vigilance mais ne traite généralement pas les causes biologiques sous-jacentes de la fatigue.
Docteur en pharmacie, spécialiste en médecine prédictive et préventive et experte en micronutrition, le Dr. Espinasse accompagne depuis plus de vingt ans ses patients dans une approche globale fondée sur les avancées de la biologie cellulaire, de la nutrition de précision et de la médecine fonctionnelle.
À travers son concept exclusif de Cellular Nutrition®, elle développe une approche scientifique visant à agir sur les mécanismes biologiques fondamentaux impliqués dans l’énergie, l’inflammation de bas grade, le microbiote intestinal, la résilience métabolique et la longévité.
Le Dr. Espinasse a accompagné plus de 20 000 patients et réalisé plus de 15 000 bilans biologiques approfondis au cours de sa carrière.
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